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URGENT : Nouveau raid policier contre les locaux de la FAG.

category brésil/guyane/suriname/guinée française | répression / prisonniers et prisonnières | communiqué de presse author Saturday October 05, 2013 20:32author by Evandro Couto - FAG Report this post to the editors

Le Gouvernement Parti des travailleurs (PT - Partido dos Trabalhadores) du Rio Grande del Sul (Bresil) mène une chasse aux sorcières et s'en prend aux domiciles et aux locaux publics d'organisations gauchistes et de mouvements sociaux.
Dans l'après midi du mardi 1er octovre 2013, l' Ateneu Libertário A Batalha da Várzea, qui est utilisé à des fins politiques et sociales par la Federação Anarquista Gaúcha (FAG) a été attaqué pour la seconde fois par les forces répressives du gouvenement PT de Tarso Genro. La porte des locaux a été fracassée et l'intérieur et les équipements ont été retournés.
Sur une table un message a été laissé qui disait « je suis passé par là et la porte était ouverte. Je voudrais participer à la FAG »
La journée de mardi a débuté par une forte répression déchaînée par le gouvernement et la justice de l'Etat contre des activistes du Bloco de Lutas (Bloc de lutte) et d'organisations gauchistes. Des perquisitions dans des domiciles, des locaux publics gauchistes, et les locaux de campagnes d'autres camarades ont été menées tout au long de la journée.
Il est question au total de plus de 70 mandats de perquisitions devant être exécutés. Le jeudi précédent, pendant la dispersion d'une manifestation publique du Bloco de Lutas, 5 camarades ont été arrêtés et inculpés. Le Gouvernement Tarso veut faire taire les protestations sociales échappant à son contrôle : ne soyez pas trompéEs par ses manipulations rhérotiques, ne soyez pas intimidéEs par les mesures répressives. Português]

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NE SOYEZ PAS INTIMIDE-E-S, NE VOUS DEMOBILISEZ PAS : SOLIDARITE AVEC CELLES ET CEUX QUI LUTTENT

Communiqué de la FAG sur la Chasse aux sorcières du 1er Octobre 2013 à Porto Allegre, Rio Grande do Sul


L'opération de grande ampleur que la Police Civile a lancé hier, touchant différents camarades et des organisations gauchistes qui mènent campagne avec le Bloco de Lutas mettent en évidence la nécessité urgente de mettre en œuvre la solidarité.

A ce stade, nous devons faire face dans l'urgence au problème en tenant compte du contexte. Ce n'était pas une répression dirigée spécifiquement contre une organisation, mais un coup dirigé contre touTEs les militantEs gauchistes. Il est temps de faire preuve de solidarité envers l'ensemble des camarades et des organisations touchées, comme un devoir qui se place au dessus de tout lien idéologique ou organisationnel, et il ne faut pas tomber dans le travers de conditionner la solidarité à des préférences politiques.

Après toute cette opération sordide, Tarso a eu le culot et le cynisme de rendre public un communiqué dans lequel il a défendu de manière acharnée la méga-opération, affirmant qu'elle réspectait les cadres d'un « Etat démocratique ». Il a omis toute une liste de perquisitions de domiciles et dans des locaux tels le centre social libertaire Moinho Negro, le mouvement autonome Utopia e Luta et l'Ateneu Libertário, attaqué pour la seconde fois en moins de 4 mois. Tarso a cité le cas des camarades du Parti Socialisme et Liberté [PSOL - Partido Socialismo e Liberdade] et du Parti Socialiste des Travailleurs Unifiés [PSTU - Partido Socialista dos Trabalhadores Unificado] et à invité les leaders des partis à une entrevue pour évoquer l'incident.

L'invitation de Tarso a toutes les caractéristiques d'une masquarade, parce que la réalité est qu'il cherche à déterminer, sans l'accord du mouvement populaire, qui est en mesure de lui parler, et de faire pression pour qu'ils collaborent. Cela devient clair quand, tout en négligeant le reste de l'opération, il déclare qu'il ne croit pas que des « actes criminels » sont mis en œuvre par des « activistes politiques », après en avoir fait payer les frais à un nombre aussi large d'autres camarades et organisations touchées. Cela n'a rien de nouveau. En Juin, lorsque nos locaux ont été attaqués sur la base d'un subterfuge illégal (même aujourd'hui nous n'avons pas connaissance d'une quelconque réquisition du tribunal) ; le même Tarso a utilisé la presse pour nous qualifier de fasciste et a prétendu que ces partis remettaient en cause leur politique d'alliance au sein des mouvements sociaux.

Enfin, nous attirons l'attention sur le cas préoccupant de 3 camarades enseignants qui ont été arrêtés arbitrairement au cours de la dernière manifestation du Bloco de Lutas, qui ont été mis en examen aujourd'hui. Ces Trois camarades ont été conduits dans un bus qui appartient à la Brigade militaire (une force de sécurité d'Etat) et arrêtés peu de temps après alors qu'ils se dirigeaient vers un snack bar dans la zone de Cidade Baixa après la manifestation. Le prétexte utilisé pour les approcher c'était que l'un de ces camarades portait un drapeau du CPERS-sindicato.

L'arrestation de ces camarades a rapidement mis en évidence une opération de police soigneusement préparée dont l'intention était de prendre en chasse des manifestantEs choisiEs au hasard à la fin de la manifestation, de manière à effectuer des arrestations et à fabriquer des éléments de preuve  « d'illégalité flagrante » visant à les présenter comme des boucs émissaires pour les déprédations.

Sans aucune preuve, et sur la seule base de témoignages anonymes d'officiers de Brigade, les camarades ont été inculpés de vandalisme sur une propriété publique, de délit de dégradation pour des graffitis sur des bâtiments protégés, et d'agression contre des officiers de Brigade. Le but principal de l'opération était d'envoyer les camarades à la prison centrale, comme le montre le montant exorbitant de l'amende/du racket qui leur a été appliqué (4000 Réal- environ 1300 euros) chacunEs en espèce.

En ce qui concerne la Police civile respectant « l'Etat de droit démocratique » en envahissant le domiciles de camarades et les locaux d'organisations, c'est le Chef de la Police Paulo César Jardim, en charge de « l'enquète » et des emprisonnements qui ont suivi la dernière manifestation , qui a mené à bien sa « noble » tâche.

Il est étrange que le même Jardim soit aussi le délégué responsable de l'enquête sur des groupes néo-nazis qui opèrent librement dans l'état entier, plus particulièrement à Porto Allegre et dans la Serra Gaùcha, menant de nombreuses attaques, particulièrement de type raciste et homophobe.

On a jamais vu un tel empressement de sa part dans l'enquête menée par ce « grand enquêteur » sur ces criminels avérés ; ni aucune mesure effective mise en œuvre par le gouvernement Tarso/PT contre [les néo-nazis].

Il est temps de nous serrer les coudes en solidarité avec touTEs les hommes et les femmes qui luttent afin que la protestation sociale ne plie par devant le pouvoir et puisse résister au matraquage réactionnaire des monopoles médiatiques. Il est temps de mobiliser un front commun de toutes celles et ceux qui cherchent l'indépendance de la classe, de briser l'encerclement répressif et de stopper la criminalisation des mouvements sociaux.

Contre la peur et la répression, lutte et organisation !

Celles et ceux qui luttent ne meurent pas. Parce que seule l'action directe rend un peuple fort..

Federação Anarquista Gaúcha

Traduction : Relations Internationales de la Coordination des Groupes Anarchistes

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Revista "Socialismo Libertário" num. 2

Opinion and Analysis

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