Jean-Bertrand Pontalis

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Jean-Bertrand Pontalis
Portrait de Jean-Bertrand Pontalis

Jean-Bertrand Pontalis en 2011

Biographie
Nom de naissance Jean-Bertrand Lefèvre-Pontalis
Naissance
à Paris
Décès (à 89 ans)
à Paris
Nationalité française
Parenté Antonin Lefèvre-Pontalis (arrière-grand-père (d))Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Études Philosophie, psychanalyse
Profession Psychanalyste, éditeur littéraire (en), écrivain et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Sigourney Award (d) (), prix Médicis essai et Grand prix de littérature de l'Académie françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata

Jean-Bertrand Lefèvre-Pontalis, né le et mort le , est un philosophe, psychanalyste, éditeur et écrivain français[1],[2].

Après avoir suivi des études de philosophie, Jean-Bertrand Lefèvre-Pontalis s'engage dans des mouvements politiques de gauche, auprès de Maurice Merleau-Ponty puis de Jean-Paul Sartre, qu'il a eu pour professeur. Il publie dans Les Temps modernes et accède à son comité de rédaction. Un temps proche de Jacques Lacan, il devient psychanalyste avant d'être également reconnu comme écrivain et éditeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Bertrand Lefèvre-Pontalis est l'arrière-petit-fils d'Antonin Lefèvre-Pontalis et le petit-neveu de l'industriel français Louis Renault. Il fait ses études secondaires au lycée Pasteur et supérieures au lycée Henri-IV et à la Sorbonne. En 1945, il a obtenu son diplôme d’études supérieures en philosophie avec un travail sur Spinoza, sous la direction de Henri Gouhier[3]. Élève de Jean-Paul Sartre, il a collaboré à la revue Les Temps modernes (1945-1948) et a été reçu à l’agrégation de philosophie[4]. Dès lors sa carrière professorale le conduira à enseigner successivement aux lycées d’Alexandrie[4] (1948-1949), Nice[4](1949-1951) et Orléans[5] (1951-1952). Avec le soutien du philosophe Maurice Merleau-Ponty, il fait son entrée au CNRS[4].

En 2011, il reçoit le grand prix de littérature de l'Académie française, pour l’ensemble de son œuvre[1].

Il meurt dans la nuit du 15 janvier 2013, jour de son 89e anniversaire[6],[7].

Parcours et travaux psychanalytiques[modifier | modifier le code]

Il suit, en 1953, une analyse didactique avec Jacques Lacan, elle durera sept ans[4].

Vers 1960, avec Jean Laplanche, sous la direction de Daniel Lagache, Pontalis entreprend l’important travail qui aboutira, en 1967, à la première édition du Vocabulaire de la psychanalyse, qui a connu un grand succès en France et à l’étranger, ayant fait l'objet de nombreuses traductions. Daniel Lagache, dans sa préface à la quatrième édition de l’ouvrage, écrit : « La consultation de la littérature psychanalytique et la réflexion sur les textes, la rédaction des projets d’article, la révision de ces projets et leur mise au point terminale exigèrent d’eux près de huit ans de travail, travail fécond, certes, mais aussi astreignant et parfois fastidieux. […] Sans l’effort de pionniers de Laplanche et de Pontalis, le projet conçu vingt ans plus tôt, ne serait pas devenu ce livre[8] ».

Pour un temps, il est proche des idées de Lacan dont il se séparera plus tard pour, en 1964, participer à la fondation de l'Association psychanalytique de France. Cette même année, il devient membre du Comité de direction de la revue Les Temps modernes et commence son enseignement à l’École pratique des hautes études.

En 1966, début de sa carrière d'éditeur, où il a créé, notamment, des collections de psychanalyse. En 1968, élu membre titulaire de l’Association Psychanalytique de France[9].

En 1970, création de la Nouvelle Revue de psychanalyse (nouvelle, en relation à la Revue française de psychanalyse) : le comité de rédaction est formé de Didier Anzieu, André Green, Jean Pouillon[10], Guy Rosolato, Victor Smirnoff, Jean Starobinski[11], François Gantheret, Masud Khan en fut le co-rédacteur étranger[12]. Par la suite, Michel Schneider, Michel Gribinski et Laurence Kahn furent membres du comité de rédaction. La revue publie son dernier numéro en 1994.

En 1979, il entre au comité de lecture des éditions Gallimard[13]. À partir de 1980, il publie plusieurs livres littéraires. Néanmoins, comme le note Claude Janin dans sa biographie de Jean-Bertrand Pontalis : « son œuvre littéraire est indissociable de son œuvre psychanalytique ». À ce propos, Pontalis a écrit : « il existe une analogie évidente entre la psychanalyse et la littérature. Nous y voyons à l’œuvre, sans doute par des voies différentes, […] le même postulat : être, pour la première fois, entendu, reconnu, […], et dans le même mouvement, craindre d’être absorbé par la pensée et par le langage[14] ». En 1989, il crée la collection L’Un et l’autre chez Gallimard[15].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Collectifs[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Élisabeth Roudinesco, « Jean-Bertrand Pontalis (1924-2013) », Bulletin de psychologie Numéro 523,‎ (lire en ligne).
  2. Elisabeth Roudinesco, « Le psychanalyste Jean-Bertrand Pontalis est mort », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  3. Claude Janin : J.-B.Pontalis, PUF, 1997, page 5, (ISBN 2-13-048575-8).
  4. a, b, c, d et e Perruche 2008, p. 14.
  5. « Biographie », sur PUF (consulté le 22 juin 2013). Cet article provient du Dictionnaire des philosophes, sous la dir. de Denis Huisman, 2e édition revue et augmentée, Paris, PUF, 1993.
  6. Le philosophe et éditeur Jean-Bertrand Lefèvre-Pontalis est mort, Le Figaro, 15 janvier 2013.
  7. Dernier hommage à Jean-Bertrand Pontalis, RFI, 17 janvier 2013.
  8. Daniel Lagache: Vocabulaire de la Psychanalyse, préface, PUF, page VII, 1973.
  9. Page sur Pontalis de l'encyclopédie Universalis, consulté 2013-07-20
  10. La rédaction, « Jean Pouillon (1916-2002) », L’Homme, 164,‎ (lire en ligne).
  11. John E. Jackson, « Au fil de l’œuvre de Jean-Bertrand Pontalis », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  12. Claude Janin : J.-B.Pontalis, PUF, 1997, page 6, (ISBN 2-13-048575-8).
  13. « À l’écoute de Jean-Bertrand Pontalis », sur France inter (consulté le 21 juin 2013).
  14. J.-B. Pontalis : Perdre de vue, Paris, Gallimard, 1988, page 165, (ISBN 978-2-07-071399-8)
  15. « Présentation de la collection L'Un et l'autre », sur Gallimard (consulté le 21 juin 2013).
  16. « France Inter » (consulté le 22 juin 2013).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Janin, J.-B. Pontalis, Psychanalystes d'aujourd'hui, P.U.F., 1997
  • François Duparc (dir.), Fenêtres sur l'inconscient : l'œuvre de J.-B. Pontalis, Delachaux & Niestlé, coll. Textes de base en psychanalyse, 2002
  • Michel Mathieu, "Alchimies", in Area revue n°3, page 34 sq., 2002.
  • Le Royaume intermédiaire - autour des écrits psychanalytiques et littéraires de Jean-Bertrand Pontalis, Colloque de Cerisy-la-Salle, 10-17 septembre 2006 (parution des actes en Folio-essai le 4 octobre 2007) (ISBN 978-2-07-034775-9)
  • Marianne Perruche, Pontalis: Une œuvre, trois rencontres : Sartre, Lacan, Perec, L’Harmattan, (ISBN 978-2-296-05300-7, présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Garcin, Jibé, Paris, Arléa, (ISBN 9782363080479, présentation en ligne)

Documents[modifier | modifier le code]

  • Livre audio : J.B. Pontalis par Daniel Pennac - une lecture égoïste, CD collection À haute voix
  • DVD & Vidéo : Jean-Bertrand Pontalis, collection Les psychanalystes, entretiens avec Daniel Friedmann, CNRS, Audiovisuel Vidéo, 1999 ; DVD, 2004
  • Vidéo : Retour sur soi réalisé par Philippe Lallemant, collection Bibliothèque Médicis, PublicSénat, 2002

Liens externes[modifier | modifier le code]

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